dimanche 13 février 2011

Mariette et Monsieur Neige


Cet hiver-là, Mariette et son papa virent naître monsieur Neige dans leur jardin.

This winter, Mariett and her father saw the birth of Mister Snow in their garden




Près de la rivière, une cabanne de chasseurs en ruines. Elle a perdu son toit, mais gardé son poêle. Chouette, on peut jouer à faire la cuisine !

Near the river stands a hunter's shed in ruins. It has lost its roof, but kept its stove. Gorgeous, you can play cooking !

dimanche 28 février 2010

Coup d'Etat aux Zaventuriers (1er épisode)

Cet après-midi d’été, j’arrivais sur le plateau des Zaventuriers et trouvais là Tant-Triste et Bolivert qui devisaient tous deux, assis derrière la régie endormie.

Tant-Triste posa sur moi un regard agacé, comme d’une mouche dont on aimerait pouvoir se débarrasser.
« Quand on rejoint les Zaventuriers, ce n’est pas parce qu’on s’ennuie à la maison », souffla-t-il d’un ton grondeur.
« Petit prétentieux », pensais-je tout bas avant de rétorquer tout haut : »Ah bon ? Eh, bien moi, vois-tu, si je viens aux Zaventuriers, c’est bien parce que je m’ennuie chez moi ».
Le sourire en coin, Bolivert sortit de son sac à dos une salade mixte sous vide et vint s’assoir près de moi autour du dévidoir à tuyaux qui nous tenait lieu de table. Il avala sa salade en silence.
Dans le sillage des opinions très Hautes et très Tranchées qu’un individu peut se faire sur la mission d’un groupe, je relève aussi l’opinion exprimée un jour par Gamin. Avec ses deux joues rebondies d’où sortaient un nez à la retroussette et deux petits yeux fendus en amande, Gamin arrivait aux Zaventuriers invariablement vêtu d’une salopette blanche et d’un T-shirt rouge. L’hiver, il lui suffisait de rajouter un pull-over, rouge lui aussi, et le tour était joué.
Un Gamin rieur, enjoué, autant que Tant-Triste gardait sérieux de Pape.
« Les Zaventuriers, c’est la télé des ouvriers ! » Du haut de ses 20 ans, Gamin n’avait pas ri cette fois. Je n’en croyais pas mes oreilles. Je regardais sa salopette. « Oui, lui répondis-je, on voit bien que tu sors de l’usine avec ton bleu de travail ». Et la Dame en Noir d’appuyer : « Mais oui, c’est vrai, regarde, tu sors de chez Renault ! ». La Dame en Noir et moi, nous nous sommes payées une bonne tranche de rire. Pauvre Gamin, la mine déconfite.

Maria Del Pilar, tel est mon nom. Enfin, je veux dire le nom officiel inscrit sur mon passeport colombien. Dans la vie, tout le monde m’appelle Pilar. Lorsque j’étais adolescente, je pensais que ce n’était pas évident de porter ce nom-là et grondait intérieurement ma mère de me l’avoir donné. Maintenant, je ne porte plus mon nom. C’est lui qui me porte.

Je suis descendue de ma Cordillère des Andes pour monter à Paris. J’y décrochais brillamment un DEA en psychiatrie infantile et, forte de ce diplôme, je trouvais à deux pas de chez moi – très pratique, pas de métro à prendre – un poste de caissière remplaçante au Monoprix du quartier.
Qui dit « caissière remplaçante », dit : « beaucoup de temps libre ». Pendant un moment, je flottais dans l’indécision quant à la manière d’employer ce temps qui me restait. Un jour, je me promenais le long du canal sans but précis, juste pour prendre l’air et profiter des jeux du soleil sur l’eau. J’aperçus une affichette collée sur un poteau électrique avec l’annonce manuscrite : « Les Zaventuriers de la Télé Perdue recherchent des volontaires pour poster du courrier et plus, si motivation. »
Je me dis : « Tiens, allons voir ce qui se passe par là. Le nom de ce groupe porte en lui des germes de péripéties prometteuses ». Je rêvais déjà de m’engouffrer dans des intrigues de cape et d’épée qui rompraient la monotonie de mon existence.

Lorsque j’arrivais pour la première fois aux Zaventuriers, je trouvais La Dame en Noir agenouillé devant trois cartons : le carton des papiers non pliés, le carton des papiers plié et le carton des enveloppes prêtes à l’envoi. La Dame en Noir m’accueillit avec une expression de soulagement : « Je suis bien contente que tu nous rejoignes, Pilar, je ne me voyais pas prendre en charge seule toute cette paperasse ». Maintenant, j’entends d’ici la voix de Martin me dire que j’aurais mieux fait de jeter tout cela au feu.
Plus tard, mais je ne le savais pas encore, je me trouverais à nouveau agenouillée devant des cartons. Des cartons qui serviraient à l’archivage des cassettes des anciennes émissions des Zaventuriers. Une fois les cartons bien empaquetés, étiquetés, Bolivart avec l’aide de Tant-Triste et de Gamin sont montés sur une échelle de meunier pour les déposer au grenier.
J’entends d’ici la voix de Martin. Il dirait que c’est parfaitement inutile de stocker, archiver, conserver. On aurait mieux fait de bazarder tout cela. Oh, Martin, toi, toi, toi, toi, toi !
La Dame en Noir, elle, aimait de temps à autre ressortir des cartons d’anciennes émissions locomotives des Zaventuriers pour les rediffuser à l’antenne. Des émissions comme : « La bêtise humaine », « Ombre et colère », « Rouge révolte ». J’en oublie encore.

Mais je laisse ici La Dame en Noir.

Car pour l’heure, c’est Liouba qui entre en scène.

samedi 14 février 2009

Esprit de la colonisation, es-tu là ?




Veni, Vidi, VINCI.
Cela faisait longtemps que je voulais montrer ce poster. Le voici enfin !

- Poster édité par la société Vinci, recto et verso.
- Format réel : quatre fois 4 feuilles A4.
- Activité de Vinci : elle est clairement indiquée sur le poster.
- Mon sentiment envers cette affiche : colère. Et vous ?
- A noter : des sociétés comme VINCI continuent impunément et avec fierté de saccager nos espaces naturels et de se moquer des gens, avec la bénédiction de l'Etat, à notre porte, en France.

It has been a long time since I wanted to show you this. Here it is at last !
- Poster edited by Vinci
- Real format : four times 4 sheets A4.
- Vinci's activity : clearly mentioned on the poster.
- My feeling towards this poster : anger. And you ?
- Please note : such companies as VINCI happily continue to destroy our natural spaces and to mock at people, with the benediction of the State, on our front door, in France.

mercredi 28 janvier 2009

La Grève

Aujourd'hui, à l'heure où les clairons de tous bords claironnent sous le mot d'ordre :
"Tous unis pour l'emploi et les salaires"
Je veux dire ici, moi :
"Tous unis contre l'emploi et contre les salaires !"
Vive le troc et les échanges informels de savoir et de savoir-faire
qui existent sur internet et dans le monde associatif.
Vive les relations humaines du secteur non-marchand.

/Today when from every corner you hear the moto : "Everybody unite for employment and salaries", I wand to say here : "Everybody unite against employment and against salaries !" Long life to swaps and informal exchange of knowledge and know-how that exist on the internet and in the associative world. Long life to human relations of the non merchant sector.

lundi 23 juin 2008

ABC du Blog (3) : Bloggomania

Avant de me décider à ouvrir ce blog, j'ai surfé sur de nombreux blogs d'artistes en bijouterie, car je rêve d'en faire. J'ai d'abord été fascinée par les possibilités et le rendu des bijoux en pâte fimo. Je me faisais pourtant des scrupules à essayer cette technique, la pâte fimo étant faite à base de PVC, nocif pour l'environnement, car difficilement biodégradable.
Je me suis alors tournée vers les créations de la communauté des perleuses qui font de magnifiques bijoux de perles perlées, tissées, brodées... et qui rivalisent de talents. Elles font entre elles des échanges qu'elles appellent des "swaps" ou encore des "PIF", ou encore des "jeux de mains", qui les aident à se motiver. Cela leur permet en même temps de se créer un réseau de copines virtuelles ou réelles. J'aime aussi beaucoup les effets produits par l'adjonction de fil métallique torsadé (le "wire wrapping" en anglais) autour d'une pierre semi-précieuse, par exemple.

Bon allez, je ne résiste pas à vous faire partager des liens de perleuses averties :

Tout d'abord, une Belge. Quel brio ! Ses donuts sont craquants :
http://libellulaperles.canalblog.com/
Il y a d'autres grandes dames des perles très talentueuses comme Sereine, Tulipe, Mu, et j'en oublie encore.

Puis une Hongroise (elles sont peut-être plus nombreuses que les françaises, forcément il y a chez elles une tradition, quand on pense aux perles de bohème) :
http://briggancs.blogspot.com/
Elle fait des associations de couleurs osées et inattendues.
Je ne vous ai pas donné ici le blog de la perleuse hongroise la plus célèbre : Ande.
Bon allez, je vous le donne, pour me dédouaner :
http://andegyongy.blogspot.com/

Après avoir créé mon blog, je me suis amusée à cliquer sur la localisation "France" de mon profil, et là, stupéfaction : blogger.com m'a affiché la liste de tous les bloggers de France inscrits chez eux : ils étaient du nombre de 185 000, autrement dit une goutte d'eau dans la mer de tous les bloggers du net, mais cela représentait déjà un sacré nombre d'heures si l'on voulait visionner tous ces blogs. J'ai passé environ 2 heures à éplucher un certains nombre d'entre eux. J'ai eu la surprise de m'apercevoir que certaines personnes affichaient leurs profils, mais sans créer de blog, ce qui ne sert strictement à rien. Peut-être n'est-ce chez elles qu'une intention de créer un blog, mais remise à plus tard, ou bien aux calendes grecques...
Autre surprise : certains vont jusqu'à créer 5 blogs différents. Dans ce cas, j'imagine que l'on doit se lever le matin en commençant par le premier blog et se coucher le soir en terminant par le dernier. A moins que l'on n'aie pas encore écrit dans le 5e blog, et qu'il faille se relever à 3 heures du matin...

Dans mes pérégrinations sur la toile, j'ai trouvé le blog d'un couple qui cherche par ce biais à célébrer la merveille de leur rencontre.
J'ai trouvé une bloggeuse dont l'un des blogs traite de broderie (la sienne et celle de ses amies) et un autre est spécialisé dans la magie et décrit des cérémonies de magie noire ou blanche, je ne sais pas exactement. Tout à fait inattendu comme sujets d'intérêts d'une même personne !

Une autre bloggeuse (décidément, c'est très féminin ce sport !) se passionne pour l'histoire, elle a un blog sur des sujets d'histoires qui lui tiennent à coeur et un autre blog sur des sujets d'actualité et d'opinion. Elle envoie des "billets", comme elle dit. Savoureux retour d'un vocabulaire du 18e siècle dans une utilisation numérisée ! (Elle va me taper sur les doigts : j'ai vérifié dans le dictionnaire, le mot date du 15e s. en fait). Elle ne cache pas non plus son ancrage à gauche dans ses analyses historiques, ce qui en fait pour moi une personne attachante. Car je n'ai jamais aimé la soit-disant neutralité que devaient afficher les profs d'histoire-géo à l'école. Non seulement, c'est inhumain et absurde de leur demander cela, car ils ont forcément des opinions, mais encore, c'est nocif pour la réflexion de tout un chacun, puisque la neutralité neutralise toute possibilité de débat. J'en aurai encore des choses à dire sur l'école de la République, on verra plus tard.

Pour l'instant, voici le lien en question :
http://histoiremonamour.blogspot.com/

Je n'ai pas visité encore des blogs de personnes politiques (mis à part celui d'un Maire Adjoint d'un arrondissement de Paris qui parle du programme de sa Mairie...pfff, la barbe !), ni de grands PDG de sociétés qui, paraît-il, aiment bien s'adonner eux aussi à cet art.

Autre question : à quoi sert mon blog ?
Tentative de réponse à moi-même : strictement à rien, si ce n'est à me faire plaisir.
Je viens justement de répondre à une amie qui me disait qu'elle avait des périodes de repli sur elle-même : "Mon blog, c'est ma façon de vivre repliée tout en restant en contact avec l'invisible".

Et encore une fois, vive Gédane !
http://gedane.canalblog.com/
Je vois l'usage de ses sacs correspondre à celle de mon blog : un fourre-tout, un pèle-mêle.

lundi 16 juin 2008

De la maternité

Une mère, à propos de son fils de 3 ans, m'a tenu le discours suivant :
"Je suis contente que mon fils aille à l'école, parce qu'il y trouve des compagnons de jeu et qu'il ne me sollicite plus sans arrêt pour jouer avec moi. Moi, je n'ai pas le temps, je dois tout le temps astiquer ma maison".

Je ne lui ai pas répondu, j'étais médusée par son raisonnement.

Je suis, moi, du genre à laisser tomber mon chiffon à poussière pour aller jouer avec ma fille. Et tant pis si ma maison n'est pas toujours propre.

A mother told me about her 3 year old son :
"I am glad that my son goes to school, where he can find children to play with. He does not ask me any more to play with him, and that's for the best, because I do not have time for games, I must all the time clean my house.
I did not answer her, I was taken aback by her explanation.
I do prefer to let my cleaning cloth beside to go and play with my daughter.
No matter if my house is not always very clean.

samedi 14 juin 2008

ABC du blog (2) : un blog pas comme les autres

Parmi les premiers blogs que j'ai visité, l'un d'entre eux m'a accrochée, je m'y suis attachée, je ne le quitte plus.
Il est devenu mon "blog mascotte" :
http://gedane.canalblog.com/

Cette créatrice met une touche pétillante et joyeuse dans son univers.
Je n'en dirai pas plus long pour vous laisser le soin de découvrir son blog, si le coeur vous en dit.